Éric Bédard, professeur à la Téluq

ebedard@teluq.ca

Ouvrages

Années de ferveur, 1987-1995. Récit d’une jeunesse militante (2015)

Il y a plus d’une façon de faire œuvre d’historien. Il y a la manière froide, détachée, "objective", qui s’appuie sur les faits, les documents, les travaux de prédécesseurs. Éric Bédard, avec Les Réformistes (Boréal, 2012) notamment, a prouvé, si besoin était, qu’il maîtrisait admirablement les règles de l’historiographie scientifique.

Mais il y aussi l’autre manière, celle du récit, du témoignage, qui seule peut rendre la richesse humaine des événements relatés. Et c’est la manière qu’Éric Bédard adopte ici.

De 1987 à 1995, c’est-à-dire de dix-sept à vingt-cinq ans, Éric Bédard s’est activement engagé en politique. D’abord inspiré par la figure de Jacques Parizeau, croisé au moment où celui-ci est élu chef du Parti québécois, cet engagement a mené Éric Bédard à la présidence du Comité national des jeunes du Parti québécois. C’est le poste qu’il occupait le 30 octobre 1995, date fatidique du deuxième référendum sur la souveraineté du Québec.

Témoin privilégié, il a assisté à la fondation du Bloc québécois par Lucien Bouchard, au retour au pouvoir du PQ et à la difficile campagne référendaire. C’est avec toute la ferveur de ses vingt ans qu’il relate le duel de titans qu’a représenté la rivalité entre Lucien Bouchard et Jacques Parizeau au sein du comité du Oui, autour desquels gravitaient une galaxie de conseillers et de militants aux personnalités et aux vues parfois discordantes. De manière plus personnelle, il évoque l’exaltation qu’apporte l’action politique, mais aussi la perte des illusions qui semble inévitablement l’accompagner.

Deux décennies se sont écoulées depuis les événements retracés ici, deux décennies qui viennent encore enrichir ce récit pour en faire une sorte de « roman d’apprentissage » autobiographique ainsi qu’une passionnante réflexion sur les liens entre destin personnel et destin collectif, sur l’impact de l’engagement sur la vie privée. Enfin, on ne peut s’empêcher de penser que s’y dessine, au fil des pages, "une certaine idée du Québec". (Présentation de l’éditeur)

« Un livre très lisible, très poignant, très émouvant. » Jean-Philippe Trottier, Radio Ville-Marie

« Un livre que j’ai dévoré. C’est fascinant. » Frédéric Laflamme, Radio-Canada

« Dans le style classique, c’est-à-dire limpide et élégant, auquel il nous a habitués, Bédard livre un témoignage politique, intellectuel et existentiel qui rend avec force l’intensité du moment référendaire de 1995 et qui incite à la réflexion sur l’état actuel de l’idée indépendantiste et sur son avenir. » Louis Cornellier, Le Devoir

« Un témoignage exceptionnel sur la grandeur et les nombreux écueils de l’engagement politique. Un livre admirable. » François Charbonneau, Argument

« Cet ouvrage mérite d’être lu du ­début à la fin, entre autres pour la chronologie commentée des principaux événements entourant le référendum de 1995, comme si nous étions en coulisse. Aucun cynisme, ­aucun ressentiment, ça fait du bien. » Jacques Lanctôt, Journal de Montréal

« Sa plume accessible et son témoignage bourré d’anecdotes font en sorte qu’on se sent presque à ses côtés lors de cette quête d’idéal avorté. 220 pages de petits bonheurs de fin d’été. À ajouter à votre liste de lecture d’automne sans hésitations ! » Tania Longpré, Journal de Montréal

« Un très beau livre qui permet de revenir sur un moment capital de notre passé récent... » Mathieu-Bock Côté, Journal de Montréal

Histoire du Québec pour les Nuls

Préface de Jacques Lacourière (2012)

« Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver ! » chante le poète Gilles Vigneault…

Oui, le Québec, c’est l’hiver, la neige, le froid, les grands vents de janvier. C’est le majestueux fleuve Saint-Laurent et ses nombreux affluents qui sillonnent l’Amérique. Ce sont les immenses forêts, les nombreux lacs, les magnifiques paysages du Témiscamingue, de Charlevoix, de la Côte-Nord ou de la Gaspésie.

C’est aussi Québec, la « vieille capitale » juchée sur son Cap diamant, tournée vers les rives de l’Europe. C’est bien sûr Montréal, première ville française d’Amérique, la métropole inventive et créatrice, carrefour des cultures et des rencontres, centre nerveux d’une jeune nation.

Mais le Québec, c’est surtout un peuple vaillant, opiniâtre, déterminé. C’est qu’il en a fallu de la volonté, de l’endurance et du courage aux premiers habitants pour affronter les rigueurs de l’hiver, essoucher au clair de lune, élever des familles nombreuses, explorer et nommer un immense continent, survivre aux attaques iroquoises, à l’hostilité des colonies américaines, à la cupidité des grands marchands, aux affres de la Révolution industrielle et à la Crise des années 1930.

C’est l’histoire de cette grande aventure qui sera racontée dans ce livre. Une histoire faite de sursauts héroïques, hantée par la frustration des recommencements, marquée par la résilience…

L’histoire d’un peuple qui a surmonté les difficultés et les épreuves, vaincu le découragement et la résignation. L’histoire d’un rêve, celle d’une Amérique française, d’une grande épreuve, celle de la Conquête anglaise, et surtout, celle d’une longue et patiente reconquête qui amènera les Québécois à reprendre possession de leur territoire, de leur économie et de leur vie politique.

« Je me souviens »… Telle est bien la devise nationale du Québec. Malheureusement, trop de Québécois semblent croire que leur passé se résume à une désespérante « Grande noirceur » sans grand intérêt pour le présent et pour l’avenir. Grave erreur… Pleine de rebondissements et de personnages plus grands que nature, l’histoire du Québec est riche, fascinante et inspirante.

...Un récit captivant de l’histoire de la Belle Province, depuis les débuts de la Nouvelle-France jusqu’à l’élection de la première femme Première ministre
-L’Express, spécial hors série sur le Canada, 2013.

C’est extrêmement vivant ! Toute l’histoire du Québec de 1524 à aujourd’hui racontée avec vivacité ; les dates historiques, les personnages célèbres (et parfois controversés), les systèmes politiques, les guerres, mais aussi les symboles et les grands sites du Québec qu’il faut visiter. Avec des détails passionnants qui nous interpellent. Ce livre est destiné à ceux, qui comme moi, ont la mémoire qui flanche, les étudiants, les nouveaux arrivants. Très complet !
Chrystine Brouillet - TVA, Salut bonjour week-end, 2 février 2013

...Une langue claire, accessible, conviviale... Un très bel ouvrage... À mettre entre toutes les mains, à consommer sans modération
Éric Dupont -L’Actualité

...Éric Bédard a un talent de conteur incroyable. Notre peuple y apparait dans sa complexité. Et ses espérances.
Mathieu Bock-Côté -Journal de Montréal

...Tous les Québécois et toutes les Québécoises devraient se procurer ou du moins lire cette prodigieuse synthèse... Voilà assurément un ouvrage qui réussit, dans une langue simple mais soutenue et à la portée de tous, à vulgariser l’histoire du Québec.
Aurélien Boivin -Québec français

...Il se lit comme un roman !
Pauline Marois, Première ministre du Québec, discours du 8 février 2013

...Ce livre m’a permis de mieux comprendre la Culture de mon pays d’accueil. Un ouvrage que je recommande à celles et ceux qui s’installent au Québec. Merci monsieur Bédard pour ce parcours historique à travers le temps ... d’hier à aujourd’hui.
Témoignage de Christian Cailliau, résident permanent au Québec depuis peu.

"Coup de coeur"
(Librairie Renaud Bray)

"On aime"
(Librairie Archambault)

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Recours aux sources

Essais sur notre rapport au passé (2011)

*Prix Richard-Arès

Les Québécois n’aiment guère leur passé, du moins celui d’avant 1960. Dans les débats publics, toute évocation un peu aimable du Québec d’auparavant est rapidement suspecte de sympathie envers la « Grande Noirceur ». Or, c’est moins un retour aux sources que la possibilité d’un recours aux sources qui fait cruellement défaut à la société québécoise, selon Éric Bédard. Les débats, les doutes et les erreurs des devanciers devraient pouvoir éclairer davantage le présent et l’avenir.

En onze études brèves portant sur la culture et la politique québécoises au xxe siècle, l’auteur montre que le glorieux récit de la Révolution tranquille, largement fondé sur le rejet du passé, masque des réalités historiques paradoxales. Il découvre des thèmes religieux dans la pensée felquiste, par exemple, et du socioconstructivisme chez un pédagogue jésuite des années 60. Pendant qu’au Canada anglais le trudeauisme débouchait en fin de compte sur un patriotisme sentimental, au Québec les indépendantistes vidaient peu à peu leur projet de son contenu national…

Dans le succès populaire de la chanson Dégénérations, comme naguère dans la réhabilitation partielle de Maurice Duplessis par René Lévesque, Éric Bédard décèle une exigence semblable à celle qu’il ressent : celle d’assumer plus sereinement notre passé, pour préserver la possibilité d’échapper aux dogmes du présent, et éviter de devenir étrangers à nous-mêmes.

Onze textes absolument fascinants
Joane Arcand - Radio-Canada/Dimanche magazine

Parmi les penseurs actuels du conservatisme, Bédard est de ceux qui comptent vraiment. Auteur remarquablement clair, rigoureux, ouvert aux autres points de vue, ne méconnaissant pas les carences de certaines versions du conservatisme, il est de ceux dont nous avons tous quelque chose à apprendre, quelles que soient nos allégeances politiques.
Normand Baillargeon - Le Libraire

Éric Bédard a su trouver le ton juste, dans son nouveau recueil d’essais, pour faire partager à un public plus large que le cercle restreint des chercheurs son interrogation sur le rapport qu’entretiennent les Québécois avec leur histoire. En voilà un qui appartient manifestement au camp de ceux qui cherchent avant tout à savoir « ce qui s’est passé ».
Pierre Cayouette - L’Actualité

Styliste classique dont le propos brille par sa lumineuse clarté, Bédard veut moins polémiquer que contribuer de bonne foi à l’intelligence du débat national. Aussi, que l’on adhère ou non à ses propositions, on est forcé de reconnaître en lui un interlocuteur de qualité (...) Avec l’intelligence calme qui le caractérise, Bédard nous invite à une discussion sérieuse et bien menée sur le sens profond de notre grande aventure.
Louis Cornellier - Le Devoir

C’est passionnant. Je le conseille vraiment. J’ai beaucoup aimé ce livre.
Chantal Lamarre - Radio-Canada/Les lionnes

Dans Recours aux sources, le livre passionnant qu’il a fait paraître récemment chez Boréal, Éric Bédard nous montre que loin d’être obscur, notre passé est au contraire lumineux.
Richard Martineau - Journal de Montréal

"Coup de coeur"
(Librairie Renaud Bray)

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Les Réformistes

Une génération canadienne-française au milieu du XIXe siècle (2009, réédition en format poche 2012)

*Prix de la présidence de l’Assemblée nationale du Québec
*Prix Clio-Québec de la Société historique du Canada

JPEG« L’histoire que l’on écrit est toujours fécondée par le présent. Le projet de ce livre a pris forme à la fin des années 1990, dans un moment de grande morosité collective. Comme je ne voulais pas ajouter ma voix au concert des cyniques, et que je suis allergique à la fuite en avant des marchands de rêves, j’ai cherché dans notre histoire une autre génération confrontée à des défis semblables aux nôtres […]. Par delà le siècle et demi qui nous sépare de la génération des réformistes, j’ai eu l’impression de retrouver des incertitudes similaires face à l’avenir. Les uns comme les autres vivent les lendemains troubles de grandes espérances. Le temps des réformistes n’est ni celui des mythes fondateurs, ni celui des Grands Soirs. C’est un temps désenchanté, morose même ; un temps de prudence, non d’élans prophétiques. En allant vers les réformistes, mon but n’était pas de réhabiliter des personnages « illustres » ou de dénicher un programme d’action pour l’avenir […]. J’ai plutôt voulu comprendre les questions qu’ils s’étaient posées et les réponses qu’ils avaient fournies, et voir comment, par la pensée et par l’action, ils avaient conjuré les angoisses d’un présent incertain. »

Un travail de synthèse remarquable.
- Serge Bouchard Radio-Canada/Les chemins de travers

Un ouvrage indispensable pour l’étude de cette période cruciale.
- Jacques Lacoursière, Jean Provencher, Denis Vaugeois, Canada-Québec, 1534-2010, Septentrion, 2011.

Par son style alerte et la clarté des idées exprimées, Les Réformistes pose un jalon important dans l’actuelle entreprise de revalorisation de l’histoire politique et nationale du Québec.
-Jury du prix Clio-Québec, Société historique du Canada, 31 mai 2010

Le livre constitue une magistrale démonstration empirique de l’axiome la politique est l’art du possible (...) Sur l’engagement national de l’historien François-Xavier Garneau, sur son acharnement à construire une mémoire collective, il y a ici des pages sublimes qui feraient bonne mine dans une anthologie...littéraire.
-Serge Gagnon, Bulletin d’histoire politique, 18/3, 2010

Avec Les Réformistes, Éric Bédard vient de signer un ouvrage important, qui pourrait bien faire date dans notre historiographie (...) Le livre de Bédard participe (...) d’un renouveau de l’histoire politique et nationale, un temps hégémonique chez nous, mais depuis quelques décennies éclipsée ― comme cela a souvent été le cas ailleurs ― par des approches nouvelles, par exemple thématiques, et inspirées notamment de l’École des Annales et des cultural studies. Bédard n’en nie ni les mérites ni l’importance. Mais il insiste pour souligner ce qu’a d’irremplaçable une histoire politique digne de ce nom et nous offre un brillant exemple de ce qu’elle est susceptible d’apporter.
- Normand Baillargeon, Le Libraire, 10 décembre 2009

L’auteur de ces lignes, qui n’appartient pas à la communauté historienne, a-t-il tort de voir dans le livre d’Éric Bédard l’indice, parmi d’autres, d’un tournant historiographique, d’une mutation épistémologique en train de s’opérer au Québec ? Après quelques décennies d’histoire dite « révisionniste », la subjectivité de l’historien est peut-être sur le point de reprendre ses droits, de redevenir l’un des lieux d’ancrage de notre mémoire historique, réhabilitant du même coup les acteurs de l’histoire (ici les réformistes) que l’on avait congédiés au nom du déterminisme des structures économico-sociales.
-Serge Cantin, L’Action nationale, février 2010

Un ouvrage extrêmement intéressant, incontournable désormais.
-Louise Chevrier, Histoire Québec, 15/2, 2010

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Aussi disponible en livre de poche dans la collection "Boréal Compact"

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Chronique d’une insurrection appréhendée

La crise d’Octobre et le milieu universitaire (1998)

CERTAINS ÉVÉNEMENTS PONCTUENT l’histoire des peuples. La crise d’Octobre, qui a secoué le Québec en 1970, fait partie de ces événements qui marquent profondément une société. Ceux et celles qui l’ont vécue de près sont encore sous le choc. Ils évitent souvent d’en parler de peur de voir resurgir de vieux démons que l’on préfère oublier. Les plus jeunes, nombreux à avoir visionné le film Octobre, sont fascinés : ils cherchent à comprendre cette crise dont plusieurs aspects sont demeurés dans l’ombre. L’auteur de cet ouvrage s’est penché sur le milieu universitaire afin de comprendre pourquoi la classe politique percevait les campus de Montréal comme de véritables poudrières à l’automne 1970.

Cette étude s’avère des plus intéressante (...) Les travaux de recherches d’Éric Bédard confirment à quel point les politiciens de l’époque ont surestimé le niveau d’organisation et de contestation en milieu universitaire montréalais. De façon plus générale, son étude nous permet d’apprécier la diversité des réactions à la crise de 1970 dans un milieu relativement restreint. Elle sert aussi d’invitation aux historiens à multiplier les recherches sur ces événements marquants de l’histoire québécoise les étendant à d’autres secteurs.
- Nicole Neatby, Histoire sociale/Social History, vol. 32, no 63, 1999.

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Ouvrages collectifs

René Lévesque

L’homme de la parole et de l’écrit (2012)

Sous la direction d’Alexandre Stefanescu et d’Éric Bédard

La première carrière journalistique de René Lévesque explique largement comment s’est forgée sa voix unique au Québec. Reporter de guerre bouleversé par le spectacle des camps de concentration, envoyé spécial de Radio-Canada en Corée, animateur de radio et de télévision, auteur d’innombrables chroniques de presse, il a toujours eu le souci – et le talent – d’expliquer les choses clairement, sans pour autant verser dans la simplification. De même, son intelligence sensible et sa proximité avec le public ont été un atout de poids dans sa vie politique. Cet ouvrage se penche sur cet aspect fondamental du caractère de René Lévesque, et sur bien d’autres éléments qui définissent ses qualités de communicateur.

Cet ouvrage est tiré des interventions qui ont eu lieu lors du deuxième colloque de la Fondation René-Lévesque. Les auteurs sont des spécialistes de la communication politique, des historiens, des journalistes et d’anciens proches collaborateurs de René Lévesque.

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L’histoire nationale en débat

Regards croisés sur la France et le Québec (2010)

Collection actes académiques
Sous la direction de Éric BEDARD et Serge CANTIN
avec la collaboration de Daniel LEFEUVRE

Le général de Gaulle se faisait « une certaine idée de la France » qui était pour lui comme une personne concrète, à la fois charnelle et spirituelle. Quarante ans après sa mort, cette « certaine idée » paraît de moins en moins certaine. Qu’est-ce qu’être Français ? Qu’est-ce qu’être Québécois ? Qu’est ce que l’identité nationale ? Les nations sont-elles des héritages à préserver ou des formes historiques d’organisation politique qui ont fait leur temps ? Des projets encore porteurs d’avenir ou des survivances d’un autre âge ? Est-il toujours possible d’en écrire l’histoire sans s’exposer à des accusations de chauvinisme ou d’ethnicisme ? Ces dernières années, Français et Québécois ont été amenés à s’interroger sur les implications politiques d’une certaine philosophie de la diversité très en vogue dans les pays anglo saxons et selon laquelle l’intégration harmonieuse des nouveaux arrivants requerrait non seulement l’acceptation, la reconnaissance et la célébration de la « différence », mais aussi la réécriture de l’histoire dite « nationale ». Cet ouvrage collectif s’efforce d’identifier quelques uns des obstacles auxquels semblent se heurter les deux projets d’histoire nationale, celui du Québec et celui de la France. Bien que, de part et d’autre de l’Atlantique, les contextes ne soient pas les mêmes, que des concepts comme ceux de multiculturalisme, de communautarisme et de nationalisme n’aient pas toujours le même sens, et que, à première vue, nos débats sur l’identité nationale participent de dynamiques politiques distinctes, il nous a paru opportun de réunir des intellectuels français et québécois afin de jeter un regard croisé sur le sort réservé à l’histoire nationale et sur les défis auxquels celle-ci se trouve aujourd’hui confrontée.

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Parole d’historiens

Anthologie des réflexions sur l’histoire au Québec (2006)

Sous la direction d’Éric Bédard et de Julien Goyette

L’histoire est-elle une science exacte ou le grand récit d’une épopée, la description méthodique du passé ou le roman vrai des origines ? L’historien doit-il se montrer atten­tif aux questions du présent ou, au contraire, s’en ­méfier ? Est-il, avant tout, un antiquaire censé préserver avec précaution les belles choses du passé, un chercheur méticuleux en quête de vérités, un intellectuel engagé chargé de critiquer ou de reformuler les grands mythes de la nation ? Autant de questions que se sont posées les historiens québécois et auxquelles ils ont répondu, chacun à leur manière, depuis trois siècles.

Cette anthologie, réalisée avec l’historien Julien Goyette, réunit pour la première fois les noms qui ont marqué la manière d’écrire et d’enseigner l’histoire du Québec : de Pierre-François-Xavier de Charlevoix à Jocelyn Létourneau, en passant par François-Xavier Garneau, Thomas Chapais, Lionel Groulx, Marcel Trudel, Guy Frégault, Jean Hamelin, Louise Dechêne, Micheline Dumont, Paul-André Linteau, René Durocher, Gérard Bouchard et tant d’autres. Voici les références essentielles pour alimenter les débats actuels sur la fonction sociale de l’histoire.

Original, dense, stimulant et très instructif, cet ouvrage s’impose comme un impératif à tous ceux que le destin du Québec intéresse.
- Louis Cornellier, Le Devoir, 25 novembre 2006

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